111 ans du génocide arménien : Pour que plus jamais une telle atrocité ne se répète
Il y a 111 ans, 1,5 million d’Arméniens étaient massacrés.
Deux tiers des Arméniens qui vivaient alors sur le territoire actuel de la Turquie périrent de la déportation, de la famine et de tueries.
Alors qu’en 2015, le Parlement européen appelait à la reconnaissance universelle de ce génocide, certains pays persistent à le nier.
Il est de notre devoir de continuer à nous en souvenir, pour rendre hommage à ces victimes et pour que jamais l’histoire ne se répète.
C’est pourquoi j’ai décidé de signer la tribune du CCAF (Conseil de coordination des organisations arméniennes de France) qui nous rappelle que commémorer ne suffit pas.
À l’heure où les équilibres internationaux se fragilisent, le droit international demeure indispensable, mais force est de constater qu’il peine encore à protéger concrètement. Les événements survenus en 2023 dans le Haut-Karabakh (Artsakh) en sont une illustration alarmante : 120 000 Arméniens ont été contraints de fuir leur terre après un blocus et une offensive militaire.
C’est pourquoi nous appelons le gouvernement à tirer toutes les conséquences politiques et diplomatiques des violations graves du droit international, à commencer par celles liées au déplacement forcé des Arméniens du Haut-Karabakh.
Cela implique, entre autres, de qualifier clairement les faits de 2023, qui ne peuvent être réduits à une crise humanitaire, ou encore d’œuvrer à des sanctions européennes ciblées à l’encontre des responsables.
Pour que plus jamais une telle atrocité ne se répète.