Rencontre avec de jeunes élus socialistes européens

Cette fin de semaine, j’ai eu le plaisir de participer, en tant qu’intervenant, à la Speak Up School, une école de formation destinée à 50 jeunes élus venus de toute l’Europe. Cette école est financée par le groupe socialiste du Comité européen des régions et le groupe S&D du Parlement européen.

J’ai animé un atelier destiné, de manière ludique et façon The Voice, à leur apprendre à faire passer leurs idées et à rendre compte de leur action sur les réseaux sociaux. Le thème sur lequel ils avaient à plancher était la crise du logement, qui frappe l’ensemble de notre Union et touche plus fortement encore les jeunes.

Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont devenus un outil de campagne incontournable pour défendre nos idées et lutter contre les fausses informations. C’est avec bienveillance et une bonne dose d’humour que nous avons visionné leurs vidéos et réfléchi ensemble aux pistes d’amélioration.

Vendredi, le Comité des régions, en partenariat avec le groupe S&D, organisait une conférence de haut niveau, en présence de personnalités telles que Nicolas Schmit, ancien commissaire européen, le maire d’Athènes, Haris Doukas, l’ancien Premier ministre George Papandreou, Anne Hidalgo, désormais ambassadrice pour le climat du GCoM, Kata Tüttő, présidente du Comité européen des régions, Luca Menesini, président du groupe socialiste au Comité des régions, Iratxe García Pérez, présidente du groupe S&D, ainsi que de nombreux députés européens, maires et élus régionaux et locaux. J’ai eu l’honneur d’y être invité.

Aux côtés du maire de Nicosie et de la présidente de la région de Navarre, j’ai participé à un panel dont le thème ne pouvait être plus essentiel : en quoi le budget européen peut-il permettre d’éviter l’affaiblissement de la démocratie ?

J’ai insisté sur le fait que l’un des premiers facteurs de la montée de l’extrême droite dans plusieurs régions européennes est la désindustrialisation qui les frappe. La première réponse à apporter est donc précisément la réindustrialisation, ainsi qu’une solidarité renforcée entre les pays et les régions européennes. Le budget européen doit permettre d’aider à faire revenir les entreprises et les emplois et, avec eux, les écoles, les universités, les hôpitaux et tout ce qui a été emporté par la mondialisation libérale.

J’ai également fait le point sur l’avancée des négociations du prochain budget pluriannuel, que je coordonne pour les socialistes européens, et insisté sur le fait que, si le Parlement avait voté un bon budget permettant de poursuivre les politiques de solidarité tout en investissant dans des domaines essentiels comme la défense, le spatial, l’intelligence artificielle et les cleantechs, les États membres n’avaient, à ce stade, qu’une seule préoccupation en tête : obtenir le budget le plus petit possible.

J’ai pris l’engagement que, si tel était le cas, le Parlement prendrait ses responsabilités et rejetterait la proposition des États membres. J’ai aussi appelé les régions et les collectivités locales à se mobiliser pour convaincre du bien-fondé de la position du Parlement européen.

Je suis toujours heureux de participer à ces échanges et d’aller à la rencontre d’élus aux profils et aux expériences si divers. Une même ambition nous rassemble : agir concrètement pour améliorer la vie des Européennes et des Européens.

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