Fake news, deepfakes, haine : Et si l’UE était la solution ?

88% des Européens s'inquiètent de la protection de leurs données et de la prolifération des fake news. 87% s'inquiètent des discours de haine, des contenus générés par l'IA, notamment des deepfakes, des menaces qui pèsent sur la liberté d'expression. Et « seulement » 86% s'inquiètent de la polarisation de la société, des idées de plus en plus radicales de chaque côté du spectre politique. Nous sommes inquiets, oui, mais... (Source : EBSU, février 2026)

En 2018, le Règlement général sur la protection des données (RGPD) a profondément transformé le numérique, en Europe et bien au-delà. En 2024, l'AI Act a été adopté pour promouvoir une intelligence artificielle respectueuse des droits fondamentaux et des valeurs européennes.

Aujourd'hui, avec mon groupe S&D, nous travaillons sur de nouveaux textes pour mieux protéger les citoyens. Nous devons bâtir des infrastructures numériques fondées sur des valeurs communes, qui protègent les données et garantissent la démocratie. Mettre les moyens pour construire notre souveraineté numérique. Refuser un monde dominé par les géants américains ou chinois.

Il faut agir concrètement face aux deepfakes. Renforcer les obligations des plateformes. Refuser le scanning généralisé et l'affaiblissement forcé du chiffrement (Child Sexual Abuse Regulation, connu sous le nom de Chat Control). Bref, protéger sans affaiblir nos libertés.

Internet s'est créé sur des valeurs de partage, non de domination. Ne laissons pas trahir cette utopie. Lorsque les réseaux sociaux sont façonnés par des algorithmes définis par quelques acteurs dominants, nous nous retrouvons asservis. La liberté n'existe plus sur Internet si on laisse les puissants imposer leurs règles.

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