Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions

Il y a moins de 180 ans, l’esclavage était aboli en France. Cette journée de commémoration, elle, n’existe que depuis vingt ans.

Se souvenir est pourtant essentiel. Se souvenir des millions de femmes, d’hommes et d’enfants arrachés à leur terre, à leur famille, à leur culture. Nous ne pouvons agir sur le passé, mais nous sommes toutes et tous responsables de ce que nous faisons de cette mémoire.

C’est pourquoi, en cette journée nationale des mémoires de de l’esclavage, j’en appelle au devoir de mémoire, mais aussi à l’engagement concret contre toutes les formes de racisme, de discriminations.

Cela passe par le fait de s’informer sur les traces parfois insidieuses qu’a laissé cette histoire dans nos sociétés, comme le fait que la parole d’une personne noire ne sera souvent pas autant écoutée que celle d’une personne blanche. De nombreuses études portent par exemple sur le syndrome méditerranéen, un stéréotype médical raciste qui consisté à minimiser la douleur des personnes racisées et peut conduire à une prise en charge inadaptée.

Si la traite négrière appartient à l’histoire, l’esclavage, lui, n’a pas disparu. Selon les dernières estimations de l’Organisation internationale du Travail, 50 millions de personnes vivaient en situation d’esclavage moderne en 2021.

Ne les oublions pas.

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