Vous rendez-vous compte, Monsieur le Ministre, du message que vous allez envoyer aux Européens au moment où des centaines de milliers d’ouvriers perdent leur emploi, victimes de la mondialisation sauvage, au moment où des régions entières succombent au déclin démographique ?
Vous allez leur dire : « Nous vous coupons les aides européennes. »
Vous voulez vraiment laisser sombrer les services publics, les hôpitaux et les écoles dont ils dépendent ?
Il est grand temps que vous écoutiez enfin les parlementaires de tout bord dans cette chambre. Vous ne pouvez pas continuer à négocier comme si nous n’existions pas, car à la fin, il faudra compter sur nos voix. Et vous savez très bien qu’aujourd’hui, le compte n’y est pas.
Sacrifier les politiques de cohésion n’est pas une option.
Si vous décidez d’ouvrir de nouveaux champs d’action : défense, spatial, clean techs, digital… Très bien. Mais il faut les financer par de nouvelles ressources propres.
Et si vous ne le faites pas, l’histoire retiendra que vous avez été les premiers à engager le déclin de l’Europe.