Mon discours - Budget pluriannuel de l’UE
Ce jour fera date dans la construction européenne. Notre parlement s’apprête à enterrer le principe absurde d’un budget européen bloqué à 1% du PNB.
En inscrivant des crédits en hausse de 50%, et de nouveaux emprunts européens, nous créons une capacité d’action de 1,8% du PNB, qui brise le plafond de verre limitant toute ambition.
Ces moyens supplémentaires se déploient dans cinq domaines dont je défie quiconque, M. Bardella, de prétendre qu’ils ne sont pas vitaux.
Le logement, alors que les loyers ponctionnent désormais la moitié du budget des familles ?
Les technologies vertes, sans lesquelles l’écologie laissera pour compte les plus modestes ?
Le digital, à l’heure où les algorithmes prennent le contrôle de nos vies ?
Le spatial, quand il faut compter sur Starlink pour les renseignements militaires à l’Ukraine ?
Ou encore de la défense quand Trump lâche l’OTAN ?
Je le dis: ne pas agir dans ces domaines serait une faute politique et morale.
J’ajoute qu’il est impensable de construire l’Europe de demain en sacrifiant son âme sociale.
C’est la raison pour laquelle nous annulons l’austérité qu’Ursula von der Leyen voulait infliger au fonds social européen, aux politiques de cohésion ou encore à la PAC.
Nous ne nions en rien les contraintes des budgets nationaux.
Aussi, proposons que la hausse des crédits ne soit pas financée par les budgets des Etats membres, mais par de nouvelles des ressources propres, comme une taxe sur les cryptomonnaies, sur les paris en ligne ou encore sur le numérique.
Bravo à Carla et Siegfried pour ce compromis remarquable.
La balle est dans le camp des chefs d’État et de gouvernement.
Les Européens vous regardent. L’Histoire vous regarde.
Soyez à la hauteur!