Chers collègues,
L’Union est confrontée à une convergence de crises sans précédent.
Des familles étranglées par les prix de l’énergie, des jeunes en panne d’avenir avec pour seul exutoire la rue, des territoires ravagés par le changement climatique, et les guerres en Ukraine et au Proche-Orient qui menacent toute l’Europe.
Ces crises s’imbriquent et dépassent nos frontières. Elles sont nationales, mais les réponses sont européennes.
Il nous faut, ensemble, déployer massivement les renouvelables et interconnecter nos réseaux électriques à l’échelle du continent pour faire baisser les prix et nous libérer de notre dépendance aux énergies fossiles.
Unir nos forces industrielles pour produire en Europe les technologies propres, créer des emplois de qualité et reprendre en main notre avenir économique.
Mettre en commun nos moyens pour adapter nos territoires aux sécheresses et aux incendies qui ne connaissent pas de frontières.
Dans ce contexte, la proposition de coupes budgétaires drastiques formulée par le Conseil est incompréhensible.
Il est temps, il est grand temps de réaliser qu’un budget faible, c’est une Europe faible. Et une Europe faible ne servirait en rien nos concitoyens.
Le Parlement propose un autre chemin, dont je forme le vœu qu’il constitue la base des négociations à venir.
Parce que la promesse a été faite, par les États membres, que des recettes propres viendraient couvrir, à partir de 2026, les intérêts des dettes communes, et que le budget européen ne doit pas en faire les frais.
Et parce que nos priorités de renforcement sont celles que le moment que nous vivons exige.
Mon discours sur le prochain Budget de l’Union européenne
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