Après cette nuit de chaos, je veux dire ma colère face aux incendies, aux pillages et aux destructions.
Brûler une mairie, saccager un commerce, détruire un quartier : rien de cela ne sert la justice sociale. Derrière les rues saccagées, il y a des commerçants, et dès cette nuit des travailleurs qui se sont levés pour nettoyer et réparer.
La solidarité nationale doit être pleine et entière envers les victimes; les casseurs doivent être punis sévèrement.
Je veux aussi penser à l’immense majorité des manifestants pacifiques. Lycéens, étudiants, travailleurs, retraités : ils se sont mobilisés pour défendre nos services publics et refuser que leur avenir se résume à accepter l’inacceptable.
Cette mobilisation exige des réponses politiques et sociales concrètes : des moyens pour nos hôpitaux, des enseignants dans nos écoles, des salaires qui permettent de vivre dignement.
Manifester est un droit. Le maintien de l’ordre doit protéger l’exercice de nos libertés tout autant que les biens et les personnes.
Et il faut sortir de l’escalade. Le gouvernement a une responsabilité majeure : entendre la colère, garantir le droit de manifester et apporter enfin des réponses à celles et ceux qui n’en peuvent plus.
La République doit tenir ses promesses de liberté, d’égalité et de fraternité. C’est ainsi qu’elle retrouvera la confiance.
Non à la casse
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Pour rétablir la confiance, il faut des actes !
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