JOUR DU DÉPASSEMENT
Ce 30 juillet, l’humanité a consommé tout ce que la Terre est capable de régénérer en une année. À partir d’aujourd’hui, nous puisons dans les réserves naturelles, nous détruisons les écosystèmes et nous accumulons toujours plus de CO₂ dans l’atmosphère. Pourtant, en 1972, en un demi-siècle, nous avons avancé cette date de cinq mois : en 1972 ans, le Jour du dépassement tombait le 31 décembre.
Et la France porte une responsabilité particulière : si toute l’humanité consommait comme les Français, ce dépassement aurait eu lieu dès le 24 avril, avant même la moyenne européenne. Face aux canicules, et autres bouleversement climatiques qui bousculent déjà notre quotidien, les petits gestes ne suffiront pas.
La bataille doit être structurelle.
Nous devons réduire nos émissions tout en adaptant nos villes, nos logements, nos infrastructures et nos emplois aux dérèglements désormais inévitables. Nous devons accélérer à tous les niveaux : en France, comme en Europe, comme dans le reste du monde.
C’ est la raison pour laquelle je me bats, en tant que chef de file de mon parti sur les questions budgétaires européennes, pour que le principe du « Do No Significant Harm » soit préservé. Ce principe interdit que l’argent public européen finance des activités qui portent atteinte à l’environnement. Une évidence pour nous, une contrainte pour ceux qui cherchent à « simplifier » les règles, quelles qu’en soient les conséquences .
L’écologie ne peut pas être une succession d’efforts demandés à celles et ceux qui ont déjà le moins, pendant que les plus riches et les grandes entreprises continuent comme avant.
En 2020, les confinements avaient repoussé le Jour du dépassement de plus de trois semaines. Lorsque les règles changent, notre empreinte peut diminuer rapidement.
Chaque jour gagné compte, car nous n’aurons jamais d’autre planète terre pour nous accueillir.