Peine de mort rétablie en Israël pour les Palestiniens : une décision abjecte 

Je veux ici revenir sur une décision prise le lundi 30 mars dernier, 

Ce jour là, l’État d’Israël a adopté une loi rétablissant la peine de mort, s’appliquant de surcoit uniquement aux Palestiniens reconnus coupables d’attaques meurtrières contre des Israéliens.

Après le vote, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a choisi de brandir une bouteille de champagne pour en célébrer l’adoption.

Comment ne pas ressentir un profond malaise face à une telle image ? 

Comment tolérer que seuls les palestiniens soient passibles de la peine de mort ?  

Je veux être très clair : les coupables d’attaques meurtrières doivent être condamnés des peines les plus sévères. 

Mais cela ne rend pas cette loi moins scandaleuse. Rien, jamais, ne devrait autoriser quiconque à se féliciter d’obtenir le pouvoir de donner la mort.  

Ce qui se joue ici est révélateur. Lorsque l’extrême droite accède au pouvoir, elle impose des politiques régressives, discriminatoires, où l’origine devient un critère de condamnation, parfois jusqu’à la mort.

C’est aussi l’installation d’une culture de la haine, où l’on en vient à célébrer une décision abjecte.

C’est pourquoi nous devons contribuer à faire entendre les voix de l’opposition israélienne. Et au-delà d'Israël, sans relâche, continuer partout à résister à l’extrême droite.


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