Droit des Otages : Passage dans Arte Journal

La libération de Laurent Vinatier est un soulagement. Son retour en France était nécessaire. Mais après, que se passera-t-il pour lui ?

Son cas n’a rien d’unique : depuis plusieurs années, les détentions arbitraires de Français et d’Européens se multiplient dans le but de faire pression sur nos États. Pourtant, rien n’est prévu pour les victimes de ce sinistre trafic à leur retour.

Dans ce reportage diffusé par Arte à la suite de cette actualité, je m’exprime sur mon projet de directive européenne visant à créer un véritable droit pour les otages à leur retour, ainsi que des aides pour leurs proches pendant leur détention.

Je pense alors à Camilo Castro, détenu arbitrairement au Venezuela pendant quatre mois, qui témoigne n’avoir perçu à son retour que 80 euros, débloqués par une assistante sociale.

Je pense aussi à Benjamin Brière, ex-otage d’État en Iran pendant plus de trois ans, qui m’a raconté avoir dû se battre pour faire valoir ses droits pourtant existants à l’aide au retour à l’emploi.

Bientôt, je l’espère, ce sera au tour de Cécile Kohler et Jacques Paris de rentrer en France. Malgré leur libération il y a plus de deux mois, après trois ans et demi enfermés dans des prisons iraniennes, ils sont toujours interdits de sortie du territoire et bloqués à l’ambassade de France à Téhéran.

Leur retour ne doit pas être une nouvelle épreuve.

Battons-nous pour qu’ils n’aient pas à se battre pour bénéficier d’aides psychologiques, matérielles et financières afin de retrouver une vie paisible.

Car lorsqu’un citoyen européen est détenu arbitrairement, c’est toute l’Europe qui est visée

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