Mon Discours - Fermetures d’usines : Nous devons agir au niveau européen

Qu’éprouve-t-on en arrivant une dernière fois à l’atelier, en y trouvant les portes closes, ces portes qui vous ont accueilli au petit matin, des décennies durant ?

Privé de l’atelier où l’on a tant œuvré, privé de ceux avec qui l’on a passé tant d’heures, privé de la fierté de l’effort accompli ?

Pour l’ouvrier, pour l’ouvrière, toutes et tous nous le disent, c’est le sentiment de la mort sociale.
C’est la peur de ne plus pouvoir faire face aux factures.
C’est le combat vertigineux qui s’annonce pour se frayer à nouveau un chemin.

267 employés de Tupperware en Belgique, licenciés d’un trait, doivent aujourd’hui relever ce combat.

Notre Europe s’honore de leur tendre la main, en activant, comme nous nous apprêtons à le faire, dans quelques instants, mes chers collègues, le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation.

Mais soyons lucides !

La faillite de Tupperware est similaire à tant d’autres entreprises, démunies face à la concurrence exacerbée venant d’Asie ou d’ailleurs, et victimes de décisions brutales d’investisseurs financiers peu soucieux du sort des salariés.

C’est une hémorragie sans fin qui s’annonce si nous ne sommes pas capables d’agir à la racine en travaillant à la souveraineté économique européenne.

Alors mes chers collègues, dans les prochaines semaines, quand nous aurons à travailler sur la préférence industrielle européenne, quand nous aurons à définir l’ampleur des investissements européens dans les énergies vertes et abordables, quand nous travaillerons sur le renforcement de nos instruments anti-dumping social et environnemental, fixons haut l’ambition !

Pour faire en sorte que nos ouvrières et ouvriers, comme celles et ceux de Tupperware, ne soient plus condamnés à voir fermer leurs usines.

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